Dyslexie en mouvement !

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Lire et écrire suppose d’avoir dans sa trousse un certain nombre d’outils. Des outils « physiques », des yeux, des oreilles qui fonctionnent bien, des outils cognitifs « mémoire, attention, planification, visuo-perception, praxie (faire une séquence de gestes coordonnés), gnosie (reconnaissance) », des outils « posturaux » (les réflexes archaïques doivent être intégrés) et puis des outils affectifs (capacité à habiter son corps, à se mettre en lien avec l’autre etc).

Pour intégrer les lettres de l’alphabet (la graphie), il est possible d’en passer par la vue. Seulement pour certains enfants, cela ne fonctionne pas : un d (avec un ventre à gauche) et un b (avec un ventre à droite) c’est la même chose.

Cependant, ce n’est pas parce que cette reconnaissance visuelle ne se fait pas automatiquement, qu’elle n’est pas accessible à l’enfant. Il faut donner à l’enfant d’autres clefs pour ouvrir les portes de la lecture et l’écriture. Parmi ces clefs, il y a les mots. L’enfant peut accéder à la reconnaissance des lettres par le biais moyens mnémotechniques. Autre solution, passer par le mouvement. La forme de la lettre peut être mémorisée par le corps. Car au fond, écrire, c’est se mouvoir : à gauche, à droite, en haut, en bas et tout ça en partant d’un axe central.